Yves Jamait, pour toujours !

Par Denis

Quelle meilleure recette, pour se changer l’esprit après les tragédies du 13 novembre, qu’un bon concert de Yves Jamait ?
Et oui, en ce mardi 17 novembre, l’artiste bourguignon, présentait son dernier album « Je me souviens » au cœur de notre belle ville rose, dans la mythique Salle Nougaro.

Dès le départ, le ton est donné «  On est très heureux d’être là..et on les emmerde ! », et d’enchaîner avec le chef d’œuvre, « ETC »
Bref, il donne le rythme dès le départ, pour une soirée qui s’annonce endiablée !

Yves est toujours accompagné sur scène. Il y a Mario, celui qui brosses ses cymbales, derrière sa batterie, mais aussi l’homme en charge des cuivres, pour donner de l’émotion à certains morceaux.
On trouve aussi dans ce quatuor jouissif, le sergent Samuel Garcia. Joueur des pianos du riche comme des pauvres, et donc, bien évidemment, compositeur du morceaux éponyme, « l’Accordéon ».
Et enfin, pour compléter ce quarté gagnant, Jérôme Broyer aux guitares !

Alternant entre grands classiques de son répertoire, et pépites du nouvel album, Yves et ses musiciens sont surprenants, par la diversité des rythmes, l’alternance des instruments, mais aussi la grande diversité des thèmes, tout en restant, comme à l’accoutumée, très finement écrit. Chapeau Yves !

Mais ceci, est aussi en partie dût, au très bon jeu de lumières de la salle Nougaro, qui donnât au spectacle tout son charme.

yves jamait

Sa septième galette, « Je me souviens », est disponible depuis le 16 octobre 2015

Je me souviens… aussi d’un public étonnant et très hétéroclite ! À notre gauche, des fans de la quinzaine, qui s’enflammaient à peine l’artiste faisait quelques notes de ses chansons déjà mythiques, à sa guitare ! Et à notre droite, le long de la sortie, un public un peu moins enflammé, plus sage, mais tout aussi enthousiaste, lors des applaudissements. Car, notons qu’avec nos deux décennies à peine, nous participions largement au rajeunissement de la salle !

Et oui, à la grande surprise, pas de pogo, ni de wall of death au concert d’Yves Jamait !
Si la soirée fut autant placée sous les signe de la bonne humeur, c’est aussi car les 2h15 de concert d’Yves Jamait étaient sublimement amenés, par le duo magique, Lili Cros et Thierry Chazelle. Un couple loufoque, dans la plus grande tradition des chansonniers-paroliers qui ont fait les belles heures de la culture hexagonale ! J’en veux pour témoins, les chansons « Clint Eastwood » ou « l’ërotica », chanson hommage aux cabaret les Trois baudets.
On vous recommande d’aller les voir au Bijou, le 13 mai 2016, c’est vraiment chouette, et ils vous feront passer pour sûr, une soirée dans la joie et la bonne humeur.

Notons aussi, les quelques atermoiements du chanteur, sur une paire des premiers titres entonnés hier soir, mais bon c’est ça aussi le direct !

Concluons ici, en parlant du grand moment de clôture de ce concert, le « Pot PourrYves ». Énième jeu de mot du dijonnais, mais qui vient dire au revoir à son public, en venant sur le devant de la scène, comme Geroges Brassens en son temps, avec rien de plus qu’un tabouret et sa guitare. De là il entonne, certains de ces classiques, « ok, tu t’en vas », « c’est pas la peine » ou bien pour paraphraser le poète, une chanson qui fait arracher les chemises, le déjà mythique « Y’en à qui… »

Seul regret de cette soirée, l’impossibilité, de pouvoir danser !

Merci Yves pour cette soirée ! À très vite ! A Jamait, pour Toujours !

Publié le mercredi 18 novembre dans Chroniques, Musique

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