Tour de France vs Coupe du monde : choisissez le Tour !

Par Pierre

Le Tour de France se déroulera cette année du 5 au 27 juillet 2014, un des plus gros événements sportif mondial après les Jeux Olympiques et la Coupe du monde de foot, GMT ne pouvait décemment pas passer à côté.

tour de france riblon

Comme tous les 4 ans, les « footeux » comme on les appelle dans le jargon, se coupent du monde pour la suivre (et un jeu de mot déjà vu, un). Nous n’allons pas ici démonter le sport le plus populaire au monde, et je ne ferai pas partie des gens qui se moquent des tournures de phrases souvent loupées des footballeurs professionnels : les cyclistes font la même chose. Le sport de haut niveau est de façon général peu compatible avec une passion pour Victor Hugo, même si des exceptions existent, rassurez-vous.

Pendant 10 jours, la Coupe du monde et le Tour de France vont se chevaucher, nous promettant un début juillet en mode canapé-télé. Les matchs ayant lieux en soirée et les étapes du tour en journée, il n’y a donc pas lieu de choisir. Mais c’est tout de même l’occasion ou jamais de donner quelques arguments en faveur du cyclisme :

Les cyclistes sont de vrais athlètes (eux)

Si vous suivez la Coupe du monde, vous vous rendrez compte que nos chères stars surpayées passent la moitié du match par terre, à se plaindre d’un hypothétique choc avec un adversaire. C’est assez énervant, on perd du temps, et on se demande à quoi ça sert de faire 1,85m pour 80 kilos de muscles si le moindre bousculement nous envoie au CHU du coin pour 15 jours.

En vélo, ne pas repartir tout de suite après une chute est synonyme de grosse galère pour rejoindre un peloton qui n’attend jamais. Le coureur repart donc, et verra à l’arrivée si les blessures méritent un abandon ou pas (c’est souvent le « ou pas » qui l’emporte).
Petit exemple avec la chute de Lance Armstrong dans l’ascension du Luz Ardiden en 2003, même pas peur : il se relève et rattrape tous ses concurrents (comme quoi, avec un peu de volonté, pas besoin de rester étalé par terre 10min).
C’était une étape suivit par plus de 15 millions de téléspectateurs, il n’y a pas que le foot qui fait de l’audience.

Le suspense ça existe aussi dans le vélo

Les étapes du Tour ne sont pas forcément monotones, certes les étapes de plaines permettent de faire quelques siestes, mais certaines sont aussi intenses qu’une finale de Coupe du monde. Bel exemple avec la victoire de Christophe Riblon sur l’étape la plus mythique : la double ascension de l’Alpes d’Huez dans la 100ème édition du Tour, c’était le 18 juillet 2013, j’en pleure encore.
A 2km de l’arrivée, Riblon rattrape Van Garderen parti tout seul (soyons chauvin, c’est toujours agréable de voir un français écraser un américain). En rouge, pour la BMC, le méchant américain, et en blanc, pour Ag2r, le gentil français, je vous laisse apprécier : (en cliquant ici).

(A noter que Riblon avait chuté un peu plus tôt dans cette même étape, quand je vous dis que c’est des athlètes)

Pas besoin d’aller au Brésil (et en plus c’est gratos)

La Coupe du monde c’est rarement dans le stade de votre village natal, alors que le Tour, lui, vient vers vous (et quand le Tour frappe à ta porte, il faut le laisser entrer). Pour toi toulousain ou assimilé, si une voiture tu as, le bonheur à Pamiers tu trouveras.

Le mardi 22 juillet, vers 12h45, le peloton entamera en effet la côte de Pamiers, située à moins d’une heure de voiture de Toulouse. Classé 4ème catégorie, ce n’est donc pas là que se jouera le classement général, mais le spectacle sera au rendez-vous, comme d’habitude (et c’est le passage le plus proche du Capitole).
Si vous voulez de la vraie foule, de la vraie émotion et visiter une des routes les plus mythique du Tour de France, je vous conseille très fortement de vous lever aux aurores le jeudi 24 juillet et de vous rendre sur la célèbre montée du col du Tourmalet, à 1h30 de route de la ville rose. Non seulement vous profiterez d’un paysage magnifique, mais le maillot jaune pourrait se confirmer ou se perdre sur ce col classé hors-catégorie qui ne pardonne pas de faiblesse de la part des coureurs.

Je vous garantis ce jour-là une foule nombreuse, une ambiance comme on les aime, et tout plein de cadeaux de la caravane. De plus, vous y rencontrerez certainement d’autres fans du Tour venu des 4 coins du monde et qui ne manqueront pas de vous offrir un verre à consommer avec modération.
Extrait de l’ambiance, en 2010, le temps n’était pas au rendez-vous mais les supporters oui.

Qui encourager ?

Encore une fois soyons chauvins, je vais donc partir du principe que vous voulez encourager les pti’s français.
« Allez Christophe ! », vainqueur de l’Alpes d’huez l’année dernière (cf plus haut) Christophe Riblon mérite tous vos cris endiablés. (équipe AG2R)
« Allez Romain ! », Romain Bardet , ce jeune homme de 23 ans peut jouer une bonne place dans le classement général : on y croit ! (équipe AG2R)
« Allez JC ! » Jean-Christophe Peraud, d’abord parce qu’il est Toulousain (#Cassoulet) et aussi parce qu’il est souvent dans les meilleurs français au Tour, ça me parait deux bonnes raisons. (équipe AG2R)
« Allez Kadri ! » Blel Kadri adore les échappés, de plus il est parrain du GSC Blagnac, club dont la réputation n’est plus à faire dans le milieu amateur. (et Blagnac c’est à 2 pas de Toulouse, pour ceux qui ne connaissent pas trop la géographie du sud-ouest). (Équipe AG2R)
« Allez Jens ! » Jens Voigt est allemand, mais c’est personnellement mon chouchou car il est encore cette année le doyen du Tour. A 42 ans, il va enchainer son 17ème Tour de France d’affilé, et ne croyez pas qu’il va rester sagement dans le peloton : lui aussi aime bien les échappées. (Équipe Trek)
On citera aussi Pierre Rolland (Europcar), Thomas Voeckler (Europcar), Arthur Vichot (FDJ.fr), Nasser Bouhanni (FDJ.fr) …
En bref, pour le Tour aussi : Allez les bleus !

*Pour les futurs commentaires du style « mé de tout façon il son tous daupé », attendez que le foot ou le rugby soit autant contrôlé que le cyclisme, et on verra si ces sports-là n’ont fonctionné qu’à la Cristalline (non mais oh !).

Publié le vendredi 04 juillet dans Chroniques, Sport

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