CONCERT > The Jim Jones Revue @ Connexion Live

Par Hugo

Dimanche soir au 8 rue Gabriel Péri, les perfectos de cuir et les creepers étaient de sorti. Tout comme les doux-dingues londoniens de The Jim Jones Revue, venus dans la ville rose faire bouger les murs du Connexion à grand coup de décibels.
Quatrième date française d’une longue tournée européenne qui se terminera début janvier, les amateurs de rock’n’roll et de garage rock de toute la ville se sont empressés de venir écouter les dernières pépites hystèriques du groupe issues de leur troisième album The Savage Heart, sorti le 15 octobre dernier.

Pendant que certains attendaient avec impatience le nom du nouveau président de l’opposition (les malheureux !),  d’autres prenaient le temps de prendre comme il se doit un dimanche soir des gros watts dans les tympans. Et ils n’ont pas été déçus du voyage !
Précédé par le groupe parisien Parlor Snakes, à la musique assez sauvage et carrément hypnotique, le Jim Jones Revue est apparu sur scène tel qu’on se l’était imaginé à l’écoute de leurs albums : ultra déjanté et méga énergique (et surtout méga fort) !

Menée par le très fringuant Jim Jones,  qui n’a rien à voir avec le gourou taré de la secte le Temple du Peuple, le groupe a délivré en l’espace d’une grosse heure et demi un rock puissant et complètement déchaîné ! On pense bien sûr à Dr. Feelgood, groupe phare du pub-rock à l’anglaise, ou encore Little Richard et Screamin’ Jay Hawkins pour leur énergie convulsive, mais ultra communicative.

Et de l’énergie, chaque membre en balance à la pelle dans le public, à commencer par Henri Herbert, clavieriste du groupe qui réussirait à faire passer Jerry Lee Lewis pour un enfant de choeur !

Aussi puissant qu’une rafale de kalachnikovs dans une boîte de nuit marseillaise, et malgré la voix un peu éraillée du chanteur (c’est tout pardonné mon petit Jim), la « Revue de Jim Jones » a joué en grand prince, passant des tubes de leurs albums précédents, notamment ceux issus de leur tout premier album éponyme sorti en 2008 (Cement Mixer, Princess & The Frog, Who’s Got Mine = ultra jouissif !), aux titres tout récemment découverts sur le nouvel, mais néanmoins bien rodés en live.
Mention spéciale à Eagle Eye Ballrock low-tempo avec orgue from outa space qui ne présage rien de bon, et à Where Da Money Go ? au refrain enragé !

Nonobstant, on peut dire que The Jim Jones Revue s’impose comme le meilleur groupe de rock’n’roll puriste du moment, naviguant sur le riff tels des pirates pillant tout sur leur passage (bordel de dieu). Ou comme une fille m’a dit en sortant de la salle : « ça envoie du steak ! ». Elle n’était pas végétarienne.
En attendant, mes acouphènes vous souhaitent une bonne semaine !

Publié le mercredi 21 novembre dans Musique

Commentaires

  • cyril
    Le mercredi 21 novembre à 18:02

    Qualifier l’état de la voix de jim jones d’un petit peu éraillé c’est assez léger. C’était vraiment limite de maintenir une date avec une voix dans un tel état… Enfin il semble que le public rameuté par le live de canal+ n’est pas trop exigeant. Tant pis pour les puristes.

    Au final le moins bon des 5 concerts de jim jones revue auquel j’aie pu assister, dommage car le nouveau disque est vraiment très bien. Faut aussi dire que la salle n’aide vraiment pas…Avec les piliers qui gâchent la vue d’un tiers du public au bas mot. Vive la dynamo!


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