Rencontre avec TKNIK

Par Thibault

L’été approche et le player de GMT a diffusé les dernières émission de l’année 2011-2012. Avec Clem et Gé, on a souhaité terminer l’année sur un article. Il s’agit de notre première interview, TKNIK, un DJ/Producer toulousain que l’on a eu la chance de rencontrer.

L’interview remonte à fin février, mais elle est d’autant plus d’actualité aujourd’hui car TKNIK a commencé à teaser son nouvel EP.

A leurs risques et périls, Clem et Gé se sont donc rendu chez ce producer prolifique.

TKNIK, présente toi en quelques mots.

Je m’appelle Bastien, j’ai 22 ans, je fais du son depuis 2005-2006. En 2009, j’ai sorti mon premier EP Prologue. Je suis passé un peu dans Trax et dans Tsugi. Et, après une petite pause, je compte revenir avec un EP au mois de juin.

Quelles sont tes influences, si tu dois résumer en 3 artistes ?

Je peux tricher et en dire 5 ?

Bien sûr.

Point commun, je les ai en vinyle. Donc en premier, Daft Punk, une évidence. Ensuite, Ratatat, ça m’a vraiment marqué. Pour moi, ils sont même plus fort que les Daft en matière de production. En numéro 3, Gorillaz, mon groupe de référence quand j’étais jeune et même le récent Plastic Beach est un album que j’ai écouté en boucle. Avant de venir vers l’électro, j’étais assez attiré par le hip-hop. En 4, Röyksopp, un peu comme Ratatat, ils ont leur patte, ils ont leurs sons. Et pour finir Justice. Tout le monde s’est pris une claque avec leur premier album Cross.

Tu as sorti ton premier EP en 2009, tu reviens en 2012, pourquoi une telle pause ?

En fait j’ai eu un accident et pendant deux ans j’étais dans le coma… (Rires) Non, en vérité, c’est juste l’histoire de la vie. La musique reste une passion. J’ai fait des études, il fallait que je trouve un emploi, j’ai rencontré ma copine. Ça n’a jamais été ma priorité de poster des sons et faire du buzz.

Tu comptes te lancer plus sérieusement maintenant ?

Je n’ai rien sorti mais je n’ai pas arrêté de produire. Donc certes, j’aimerais bien que ça marche et je me suis dit récemment qu’il fallait que je ressorte quelque chose de sérieux, sans pour autant avoir l’impression de jouer une carrière. C’est plutôt pour montrer aux gens qui s’intéressent à mes sons que je ne suis pas mort. (Rires)

Parle nous de ton EP.

Je pense mélanger des prods qui datent un peu, notamment qui ont été commencées à l’été 2010 et des prods plus récentes. Je pense sortir ça après un petit passage en studio. C’est ce que j’ai regretté sur mon premier EP qui aurait profité d’un petit passage en studio.

Et concrètement quelle direction as-tu voulu prendre ?

Ca ne sera pas du Dubstep… (Rires) C’est une continuité de Prologue avec une influence plus hip-hop. C’est l’enjeu que je partage avec le label Technofavrik. L’image que l’on va essayer de donner c’est quelque chose de plus hip-hop. J’ai essayé de construire mes morceaux de manière plus cinématographique.

Tu nous parles de ton label Technofavrik qui est aussi celui de Pyramid et Monsieur Adi ?

J’ai découvert le label par Pyramid. Je lui ai envoyé un mail car j’aimais ce qu’il faisait. Il m’a présenté à Max, un des boss de Technofavrik. Les choses se sont mises en place tranquillement, et fin janvier, on s’est dit qu’on allait travailler ensemble.

Une question technique, sur quoi bosses-tu ?

J’ai commencé par composer sur un jeu vidéo, une démo du jeu MTV Music Generator. Ça m’a duré des mois. J’ai acheté ensuite un autre logiciel, j’ai lu le manuel de 200 page et je suis retourné sur ma Xbox. Je suis passé sur Fruity Loops puis sur Reason. J’ai fait Prologue sur Reason de A à Z. Depuis je suis sur Logic Pro. J’ai un clavier midi assez basique, une carte son et des enceintes de monitoring.

Ça ne te tente pas un synthé analogique ?

L’objet me fascine, mais je n’ai pas les compétences nécessaires pour en profiter pleinement.

Après ton EP, des projets à plus long terme ?

Ça fait un peu entretien d’embauche. (Rires) Je ne cherche pas forcément à être connu pour mes sons, mais, c’est sûr que bosser dans le milieu de la musique me plairait bien.

Peux-tu nous donner un artiste que tu écoutes actuellement ?

Je vais tricher encore et en dire trois. Je vais dire Monsieur Adi, Woodkid et Gesaffelstein.

Et dernière question, pourquoi TKNIK comme nom ?

Lorsque j’ai créé mon Myspace pour partage mes sons, j’avais une démo qui s’appelait TKNIK, j’ai mis ce nom et je l’ai gardé par la suite. Vous rentrez comment? Il n’y a plus de métro.

Ah oui j’avais pas vu l’heure. On va rentrer en vélib’.

J’aurais pas du boire, je vous aurais ramenés. Tu sais en 5 ans de permis, je n’ai jamais pris la voiture après deux bières.

On dirait un message de prévention pour la sécurité routière. (Rires)

C’était donc TKNIK, que nous avions rencontré en février. Son EP semble s’être transformé depuis en un album mêlant de vieilles et de nouvelles productions. On lui souhaite bonne continuation ! Et on vous laisse écouter quelques uns de ses morceaux. Ils sont disponibles sur http://soundcloud.com/tknik

Umber – 2011 by TKNIK
Prologue by TKNIK

Publié le jeudi 14 juin dans Musique

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