Rencontre avec Nikko K.K.O.

Par Kevin

Vous le connaissez sans doute, Nikko K.K.O. est en passe de devenir un artiste incontournable de street art multi-support sur Toulouse. Il expose, jusqu’au 6 janvier 2014, quelques-unes de ses œuvres au Gibert Joseph de la rue des Lois. Les confrères du magazine Clutch consacrent d’ailleurs un portfolio de ses créations dans son édition de décembre.

Il est humble, discret mais talentueux, Nikko K.K.O. est son nom d’artiste. On ne connaitra de lui que son prénom, Nicolas. Il refuse aussi qu’on lui tire le portrait photo. Le mystère peut avoir aussi son charme. Son pseudo, Nikko K.K.O. (prononcez «Nico Cacao»), c’est parce-qu’il «aime beaucoup la lettre ‘K’ et surtout sa forme». La partie K.K.O., c’est pour «se différencier de la marque de jouets NIKKO et qu’il y a aussi beaucoup d’autres artistes avec ce nom là», confie-t-il.

Originaire de Rouen, il s’installe à Toulouse en 2001. Après un bac STT option arts plastiques, il réalise dans la foulée un Deug et une licence toujours en arts plastiques à la faculté du Mirail entre 2001 et 2004. Pour continuer à «peindre et dessiner», il part à Barcelone pour un an entre 2004 et 2005 avant de revenir dans la ville rose.
Les influences de Nikko K.K.O. se puisent dans «le pop art, les arts primitifs, la sculpture, l’art contemporain (mais cela dépend quoi), le cirque, les fêtes foraines, les caravanes, les casses de bagnoles, les usines, les machines, les chimères et hybrides etc … », la liste est longue.

« Un monde qui souffre un peu mais qui se bat »

De son univers de créations, il «illustre des personnages qui peuvent prendre la forme de jouets, d’arbres, d’animaux mécaniques et de panda DJ». «La musique et le déplacement sont souvent représentés. Il n’a pas spécialement de messages, après cela dépend des thèmes. C’est une vision graphique inspirée de notre société, de ce que l’on voit tous les jours, sur le net, à la télé mais aussi de ce qu’on entend. Je veux donner une représentation imaginative d’un ‘monde’ qui souffre un peu mais qui se bat» plaide-t-il avec sourire. Ses créations sont issues d’un «conte pour adultes avec des personnages en exil ou sédentaire dans un univers désertique, urbain ou industriel».

Nominé au ARTAQ et exposé en Allemagne

Nikko K.K.O. est un artiste multi-support qui «aime improviser sur des supports différents comme une poubelle» [Cf : Portfolio sur Clutch, NDLR]. Il œuvre «souvent sur des véhicules volants, roulants et dysfonctionné» mais aussi sous forme «d’animaux-caravanes» selon son expression. Au Gilbert Joseph de la rue des Lois, une boite à pizza est l’exemple-type d’une improvisation réalisée «pour une soirée mix avec DJ Nice, un pote».
«Des expos, [il en] fait tout le temps!». L’artiste rouennais a d’ailleurs exposé au Green galerie à Toulouse en juin 2012, entre 2010 et 2012, il a été nominé par l’ARTAQ. Ses toiles ont voyagé entre Paris, Lyon, Bruxelles ou encore Berlin.

A 33 ans, Nicolas honore des commandes privées de toiles, de boards et réalise des déco dans les bars, restaurants mais aussi dans des chambres et salons. Auto-entrepreneur peintre-illustrateur depuis 2009, il arrive à vivre jusqu’en 2011 à en vivre en bossant à côté. Depuis 2 ans, il fait son «job à plein temps». Signes d’une réussite croissante, il n’oublie d’avoir des idées. Toujours depuis 2009, il a monté un projet avec son frangin. Veines Urbaines réunies chaque années 40 artistes «d’horizons différents des villes de France
à Rouen
», dont quelques artistes de Toulouse.

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Retrouvez Nikko K.K.O. sur ses sites : nikko-shop et nikko-kko

Mais aussi, jusqu’au 6 janvier 2014, au Gibert Joseph de la rue des Lois et enfin dans l’édition du mois de décembre de Clutch Magazine dans tous les lieux culturels de notre ville!

Kevin Figuier    

Publié le jeudi 12 décembre dans Culture

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