Live-report > Jour 3 de l’Interlude Festival

Par Morgane

Les festivités hip-hopiennes ont investi notre Madonne toulousaine depuis mardi soir et ne finissent pas d’enchaîner découvertes et succès. J-3 avant la fin du festival, hier soir a marqué le véritable début des hostilités avec un plateau cueilli aux quatre coins de l’hexagone : DJ Hesa, Goune, Omerta Muzik, Vald et Virus.

Avec un peu de retard, les planchers de la Dynamo s’échauffent rapidement alors que l’orage gronde dès l’arrivée du jeune producteur et rappeur toulousain montant, Goune. On lâche les clopes et joints côté fumette pour aller rejoindre les devants de la scène. Accompagné de DJ Mayday et de PX –en petite chemise et pantalon classy, on nous glisse au micro qu’il sort directement du boulot- Goune nous rassasie en flow aiguisé issu de son premier EP Terminus. Hochements de tête et mains en l’air, étirés et chauds bouillants, Goune «nous a fait kiffer»  (comme diraient les jeunes) ce début de soirée !

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La famille toulousaine continue son show puisque ce sont les mafieux vêtus tout de noir qu’on ne présente plus d’Omerta Muzik qui reprennent le micro. Retour au bercail en cette période de rentrée pour ces cinq as du micro qui nous impressionnent toujours autant par leur symbiose autant sur scène qu’à travers leur plume. Les classiques « Néfaste » ou « Parce qu’on est seul » appellent nos cris de ralliement, et après une distribution générale gratuite d’un mélange douteux (c’est dur de battre Chameau les gars quand même), nous avons le droit à des lourdes exclus issues du prochain album en collaboration « Omerta Muzik 2 ». Faut le dire, on a beau les avoir vus au moins dix fois sur scène, Omerta Muzik nous fait toujours autant plaisir aux tympans !

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« Un jour dans une église y’aura ma gueule en aquarelle, en attendant j’vous hais V.A.L.D bande d’enfoirés ». Le voici le voilà qui arrive avec ses grosses lunettes de soleil et sa casquette blanche à l’envers. Vald accompagné de son complice Suik’on blaze AD commence fort en entonnant l’hymne sullyvanien à base de « Fils de pute ». C’est une première à Toulouse pour cet amateur d’humour noir (sacrément) déjanté. Quelques petites phrases de culs par ci par là, saupoudrées par quelques insultes, et voilà, on retrouve sur scène ce fameux personnage je-m’en-foutiste qui tout d’un coup se penche, regarde par terre et nous balance « Taisez-vous ». « Lâchage » de couplets sur des prods qui suivent bien, tout le monde se reconnait dans sa plume cynique et acérée. On finit sur un déchaînement du public sur « Shoote un ministre ». « C’est la Guerre à chaque morceau ». Du VLD dans toute sa splendeur.

Un plateau qui a envoyé du boudin comme dirait l’autre, bien que, avec le retard pris, nous avons du partir avant la fin (CALOMNIE !) et par conséquent, nous avons raté notre bon vieux Virus mais celui-ci a balancé, sans aucun doute comme le reste de la soirée, un concert digne de l’ensemble du festival. On se dit rendez-vous à ce soir pour la Droogz Brigade et la barbe hirsute du ricain suisse (ouais ouais ça existe) Lord Lhus !

Publié le vendredi 05 septembre dans Chroniques, Musique

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