Live Report > Festival Univart 2014

Par Hugo

Vous n’êtes pas sans savoir que depuis le dernier coup d’Etat qui secoua notre chère et tendre webradio, Good Morning Toulouse possède désormais des racines biterroises (un « t », deux « r ») plus que suspectes.  Le 13 septembre dernier, aux alentours de la belle bourgade de Béziers se tenait, pour la deuxième année consécutive, le festival Univart vers lequel nous dirigea le général putschiste.

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  • « Construisons et faisons nous-mêmes »

Univart, c’est un beau projet monté par des Biterrois (oui, les habitants de Béziers, on ne le répétera jamais assez bande de rigolos) afin de promouvoir l’activité artistique et la scène musicale frétillante de l’Hérault. Pour se faire, en plus d’événements ponctuels devant un public principalement local, Univart en tant que festival cherche à faire rayonner cette scène éclectique au niveau régional voire national.

Fort d’une première édition riche d’une dizaine d’artistes et de plus de 900 festivaliers, l’édition 2014 a vu grand : de 14h à 2h du matin, au milieu de « puces rock », d’expositions, de performances artistiques (live painting, cirque par des étudiants du Lido à Toulouse, hang drum,…), une quinzaine d’artistes se sont succédés sur deux lieux différents pour toucher un public de plus en plus large et nombreux.

 

Ambiance bucolique, transats installés au milieu des jardins, photomatons et marché vintage : entre la scène extérieure et le chapiteau, c’est dans ce cadre idyllique que nous avons interviewé Charles, l’un des cerveaux de ce beau projet (et accessoirement bassiste des Fabulous Sheep)

 

  • Grenelle du rock biterrois

Ainsi, studio mobile et glacière jaune dans la R5, nous sommes allés joyeusement couvrir le festival, en interviewant notamment certains artistes présents. C’est le cas des locaux-loco de Raising Kane, un groupe de garçons chevelus au hard-rock survitaminé et des Harp’n’Gun, un trio où la harpe s’associe à des musicalités plus contemporaines. L’occasion pour nous de faire un état des lieux de la scène musicale de Béziers.

En fin d’après-midi, le Jersey Julie Band est venu nous ambiancer comme dans les fifties à coup de rockabilly et de country, surplombé par le saxophone impressionnant de Julie, l’américaine survoltée, et de son compagnon biterrois Olivier à la guitare ; tandis qu’on a bien secoué les cheveux avec le Skeleton Band.

Niveau rock biterrois, on a eu du lourd dans la chapiteau : que ce soient les Passing Birds avec leur rock indé inspiré de jazz et de blues ou bien les Fabulous Sheep et leur saxo magnétique (oui, on aime le saxophone). A la limite d’un post-punk aux accents pop, on a pû bien transpirer en tapant du pied au rythme des guitares biterroises qui se tripotent le manche.

  • Across the Univart

Mais la beauté de ce festival, c’est aussi son éclectisme : rock, éléctro, rap, reggae-dub, drum’n’bass…il y en a pour tous les goûts !

Et on a pu en profiter avec les Fuzzy Vox, originaire de Joinville-le-Pont (« Splifton » pour les intimes). Pour une deuxième année consécutive, les Fuzzy Vox sont venus enflammer la scène extérieure avec leur rock’n’roll pyromane : jeu avec le public hallucinant, le trio en chemise blanche, cravates et pantalons serrés ne se prend pas au sérieux. Ambiances tantôt pop-rock, tantôt punk à la manière des Clash ou bien dans le digne héritage d’un Jerry Lee Lewis branché sur secteur (ils nous ont d’ailleurs gratifié d’une magnifique reprise de « Great Balls of Fire »), les Fuzzy Vox ont imposé leur patte, à 360° du rock français habituel ! Ils seront d’ailleurs de passage dans la ville rose le 4 octobre prochain au Connexion pour la soirée de rentrée de Progrès-Son, entre autres joyeusetés musicales.

 En parlant rock, la tête d’affiche de cette dernière édition était le trio hollandais Birth Of Joy, dont la popularité en France et dans le sud-ouest ne cesse de croître. On les avait découvert il y a deux ans lors du week-end des Curiosités au Bikini, revu en avril dernier sur la scène de La Dynamo avec les Red Woods, nous avons retrouvé avec joie et dodelinage de tête leur rock psyché tout droit inspiré des 1970’s et un humour typiquement nordique. On vous laisse les découvrir en interview, c’est d’la bonne :

Kacem Wapalek

Côté hostilités hip-hop, Demi-Portion et Kacem Wapalek, les deux rappeurs respectivement Sétois et Lyonnais, ont donné un bel exemple de prestation scénique, dont le mélange entre sons et lumière donnait de la profondeur aux textes, accentuant un peu plus le côté « conscient » de leur rap. Ici, pas de crachats sur les mamans (et puis il est interdit de cracher à Béziers de toute manière), leur rap est une manière d’instruire, une incitation à regarder les réalités en face tout en jouissant des choses de la vie. Avec des textes encore plus aboutis que nos cours de français et des instrus capables de vous transporter, vous attendez quoi pour les écouter ?

Le duo Full Dub, en batterie et table de mixage, ont sû faire bouger nos corps et apprécier la qualité de cette véritable architecture électro-acoustique, aux influences très contrastés. Les deux lascars se sont gentiment posés devant nos micros :

Enfin, Bounce !!!, le dj toulousain, a lui aussi fait vibrer les foules par sa musique aux milles influences : hip hop, dubstep, funk, rap… En clôturant le festival, il a réussi à réveiller les spectateurs par sa musique à portée intergalactique ! La bise à Houston.

  • « Et tu deviendras un grand festival, mon fils »

Univart, c’est donc un festival à la croisée des chemins des aspirations artistiques de la jeunesse biterroise. Une sale envie de montrer ce qu’elle a dans le ventre malgré les couleurs politiques de sa municipalité qui en décontenenceraient plus d’un.
Ce fut donc un grand plaisir de les soutenir dans leur aventure, et on espère revenir l’an prochain afin de retrouver ce festival à taille humaine, dont la qualité des artistes n’a d’égale que la gentillesse des bénévoles qui n’ont eu de cesse d’être aux petits soins pour nous comme pour le reste des festivaliers !

Alors merci à eux, merci aux artistes pour ces interviews et merci à tous les visiteurs venus pencher leur voix et leurs oreilles sur le stand Good Morning Toulouse !
Et puis on ne résiste pas à vous filer cette petite pépite made in Univart : une jam bien avinée d’après-festoche avec les Fuzzy Vox et les musiciens biterrois ! Cadeau d’la maison, cadeau du patron :

Univart

Infos festival Univart : site internet, facebook

Crédit photos : Samy Chafa

Publié le dimanche 21 septembre dans Musique

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