Le concert « électrisant » de Melle K au Bikini à Toulouse

Par Chloé

Mardi 24 février, le Bikini accueillait Mlle K dans le cadre de sa tournée qui l’amènera notamment à Bordeaux le 12 mars prochain. Avec Cindy nous y étions pour GMT et pour vous on revient sur ce concert.

C’était la première fois que nous allions au Bikini toutes les deux. Bien que cette salle de concert soit particulièrement active et propose des têtes d’affiche attirantes comme Asaf Avidan le 23 mars, nous n’avions jamais encore pris de places pour un de ces concerts. En effet, il existe un inconvénient pour les étudiantes non-véhiculées que nous étions, c’est que le Bikini est situé à une vingtaine de minutes à pied du métro. Autant vous dire que de nuit, sans connaître le chemin et avec un sens de l’orientation honteux, c’était une vraie aventure pour nous d’arriver jusqu’à la salle.

Rassurons nos lecteurs pour autant, si vous ne faites pas le choix des raccourcis trompeurs, il est en réalité simple de faire le trajet station de métro – Bikini. Dans notre cas, nous avons finalement abandonné nos idées d’aventure sur les chemins de traverse pour reprendre la route et arriver sans patauger dans la boue jusqu’à la salle. Et cette dernière vaut le détour : un espace extérieur avec bar et piscine (bien entendu fermée ce soir-là, vu la température), une grande salle avec mezzanine et bar, une scène visible même depuis le fond (et ça c’est agréable quant on n’a pas envie de jouer des coudes pour pouvoir être devant). Bref, à lui seul le Bikini nous avait conquis par son ambiance.

Une arrivée… surprenante

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Une première partie mélodique, à la voix rauque et à l’instrumentale minimale, des carillons géants suspendus au plafond, une lumière douce et tamisée… L’ambiance est installée dès notre entrée dans la salle. Un concert calme donc. Tout faux. Le noir s’installe dans la salle, le silence se fait et là : explosion de lumières bleues et rouges, musique électronique et voilà Katerine Gierak, chanteuse du groupe, qui débarque en courant sur la scène, criant et enveloppée dans un immense manteau. Manteau qu’elle enlève avant même de prendre le micro. L’ambiance est posée et l’effet de surprise réussi. Les trois membres du groupe explosent d’énergie dès les premières chansons, sur des sonorités rock et électriques. Le public est sonné mais rapidement chacun commence à suivre le rythme des chansons, donné par la chanteuse, qui ondule et tangue derrière sa basse.

Des instants confessions

Soudainement, la musique s’arrête, la lumière s’éteint, et Katerine s’approche du bord de la scène, éclairant son public, attentif, avec une lampe poche. « T’as vu, elle éclaire bien hein » nous lance-t-elle, avant de nous expliquer l’objet de cette interruption pendant le concert. En effet, elle est perturbée par un mail qu’elle a reçu, dans lequel, nous lit-elle, une fan lui indique qu’elle a été déçue par le concert, car selon elle Katerine aurait pu aller plus loin, qu’elle en est capable. « Y a du positif pas vrai » lance-t-elle goguenarde, avant de poursuivre « bah moi ça me fout les boules ». Cette première pause sera suivie d’autres, parlant d’aliens et autres choses marquant la vie du groupe, autant d’occasions arrangées pour instaurer un climat plus intime avec le public. Même si elle n’aime pas être interrompue et le fait savoir par un retentissant « ta gueule » lancé à un fan un peu trop prompt à lui faire part de son admiration.

Et on en conclue quoi ?

Avant le début du concert, Mlle K c’était pour moi ce groupe qui chantait Jalouse quand j’étais en Seconde, une voix puissante dans un rock relativement classique. Au final, nous avons pu découvrir un groupe qui, à trois sur scène, parvient à électriser leur public en quelques secondes, un spectacle hypnotisant même (voire surtout) lors des monologues étonnants de la chanteuse. Une expérience hors-norme… Dans une salle qui recevra pour sûr notre visite à nouveau.

Chloé Borgnon

Publié le dimanche 01 mars dans Chroniques

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