Guts au Bikini

Par Eric

20h, on s’échappe du métro et on profite des derniers rayons de soleil d’une chaude journée de printemps. Guts a inauguré l’heure d’été au Bikini, et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’artiste a la musique pêchue a été programmé à point nommé. On a hâte de le voir se produire sur scène avec l’acolyte Carayon, qui nous a pondu une petite interview du Gus disponible très prochainement.

On prend place pour la première partie, et là boom patatra : un guitariste à la voix rauque et un beatboxer comme jamais on en avait connu auparavant. Les sons qu’il produit sont impressionnants, et son répertoire absolument considérable. Ils ne sont que deux sur scène, mais on a l’impression qu’ils sont accompagnés par une joyeuse bande de musiciens. A deux ils couvrent le bikini d’accents blues aux teintes dub données par le beatboxer en furie. En introduction à cette soirée, une claque. Au premier rang nous sommes scotchés, hypnotisés par ce duo de musiciens talentueux particulièrement charismatiques. Ce groupe fonctionne à merveille, ils se complètent parfaitement.

A la fin du premier spectacle, le public sort prendre une bière et fumer un peu. Qu’il fait chaud dans la cour du Biko ce soir, ça sent l’été. Tout est parfait.

Et puis d’un coup il arrive sur scène, coiffé de son chapeau d’aventurier pourfendeur de beats en tout genre. Comme annoncé, il n’est pas seul : son live band est constitué de 7 musiciens, dont Leron Thomas au chant et à la trompette (magistral sur le titre « Man Funk »), Von Pea, MC du groupe Tanya Morgan, et Lorine Chia, chanteuse soul à l’impressionnante présence scénique. Le groupe est lancé, Guts balance ses beats et les chanteurs se relaient à tour de rôle. L’alchimie est toute trouvée, dès les premières chansons. Guts nous fait une confidence : à chaque tournée, il attend deux dates : Bruxelles et Toulouse. Comme on le comprend, tant la capitale belge est chaleureuse et tant la ville rose sait se montrer accueillante. Deux villes qui bougent pour un artiste qui prend un malin plaisir à se produire sur scène, qui sait jouer avec le public pour peu qu’il se montre un minimum réceptif. Et ce fut absolument le cas ce mardi soir !

Guts alterne entre morceaux choisis de son album Eternal, pas encore dans les bacs le jour du concert (il ne sort que le 1er avril), et véritables hits. On se dandine avec plaisir sur « Come Closer », on savoure la prestation de Lorine Chia sur « Open Wide » on se déhanche furieusement sur « Man Funk » et on se déchaine sur le final, avec la chanson « And the living is easy », reprise par une salle qui n’en pouvait plus d’attendre. Les chansons extraites de son nouvel album semblent dans la droite lignée de ce que fait Guts depuis 2007 : un savoureux mélange de funk et d’hip hop aux délicieux relents de soul.

Nous attendons avec impatience de mettre nos oreilles sur Eternal, afin de prolonger de la meilleure des manières cette soirée de mars.

Qu’il fût bon de célébrer le passage à l’heure d’été au Bikini.

 

Publié le jeudi 31 mars dans Chroniques, Musique

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