Cinespaña volume 3 : Toulouse se met aux tons de l’Espagne

Par Camille

Du 2 au 11 octobre, un certain nombre de cinémas toulousains ont accueillis la 20ème édition de Cinespaña, festival du film espagnol. Retour sur une semaine pleine de surprises et de découvertes.

Une sélection de films diversifiée

L’une des caractéristiques majeures du festival Cinespaña, outre son hispanisme, est l’incroyable diversification dont fait preuve son programme de projections. De la comédie au drame, en passant par des documentaires choquants ou émouvants et des thrillers à vous couper le souffle, le festival satisfait tous les gouts et toutes les couleurs. A son issu, un palmarès a bien évidemment été établi et c’est le film A cambio de Nada, du réalisateur Daniel Guzmán, qui a remporté la violette d’or du meilleur film.

Dans la catégorie des documentaires, c’est Carta a Maria, réalisé par Maité Garcia Ribot, qui a remporté la première place. On fera cependant une mention spéciale à l’excellent documentaire Next d’Elia Urquiza, un reportage prégnant sur ces environnements hostiles que sont les castings d’enfants à Hollywood.

A côté de ces films et documentaires récents ont également été diffusés des œuvres plus datées. En effet, une diffusion en plein air d’un des chefs d’œuvre de Pedro Almodovar, Femmes au bord de la crise de nerf, a été organisée : une première dans l’histoire de Cinespaña. Par ailleurs, une sélection de films, en lien de près ou de loin avec la dictature franquiste, ont été diffusés tout au long du festival.

Des personnalités du cinéma français et espagnol

Pour sa 20ème édition, Cinespaña s’est apparemment donné pour mission de recruter des personnalités fortes du cinéma et théâtre français. En effet, les membres du jury pour la compétition officielle des longs métrages étaient le réalisateur Yves Boisset, l’actrice Caroline Baehr, le directeur de la photographie Gérard de Battista, l’acteur Dominique Pinon et la comédienne Coraly Zahonero.

Enfin, une rencontre avec la grande Marisa Paredes, actrice fétiche de Pedro Almodovar, fut l’occasion de revoir l’un des films classiques de ce dernier, bien que pas le plus connu : La flor de mi secreto (La fleur de mon secret). L’actrice espagnole, interviewée dans la grande salle, comble, de la cinémathèque, a alors pu s’exprimer sur sa longue carrière, qui a débuté pendant la dictature franquiste, ainsi que sur ses nombreux projets.

 

Publié le vendredi 16 octobre dans Chroniques, Cinéma

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