Cinespaña volume 1: Interview de Mr. Dominique Pinon

Par Camille

A l’occasion du festival Cinespaña, se déroulant dans divers cinémas de la ville rose du 2 au 11 octobre 2015, Good Morning Toulouse a tenu à interviewer l’un des membres du jury de la sélection officielle dans la catégorie des long-métrages de fiction, Mr Dominique Pinon. Une interview trop courte pour une si longue carrière qui n’est pas prête de s’achever.

  • « Comment en êtes-vous arrivé à devenir jury pour Cinespaña ?

Je suis venu au marathon des mots au printemps. Et ce sont les personnes, au  marathon, qui organisent le festival là, qui m’en ont parlé et qui m’ont demandé si je voulais bien participer à un festival de films du cinéma espagnol, et j’ai dit « oui pourquoi pas ».

  • C’est la deuxième fois que vous êtes jury à un festival c’est ça? Plus peut être?

Oui plus, j’avais déjà fait des trucs divers et variés. J’avais fait, il y a très longtemps, a Clermont Ferrand, le festival des courts métrages. J’avais fait aussi le festival du film asiatique à Deauville. Mais jury pour du cinéma espagnol, c’est la première fois.

  • Vous participez régulièrement à des rencontres littéraires comme le marathon des mots?

Oui, depuis que la mode des lectures s’est un peu étendue en France, il y a des festivals un peu partout. J’ai fait pas mal de ça et j’ai fait pas mal de lectures enregistrées. Justement là je viens de Nantes où je faisais une lecture de Pierre Bordage, un spécialiste de sciences fiction qui écrit ce qu’on pourrait appeler de l’ « historical fantasy ». C’est un gars très intéressant. Vu que le thème c’était autour de la ville de Nantes et autour de la révolution française, il a écrit une saga qui s’appelle l’Enjomineur, ce qui veut dire l’ensorceleur en fait. C’est vachement bien, ça mêle l’histoire et la fantaisie. Ça parle aussi du côté esclavagiste, car Nantes était salement réputé pour ça. Je reviens au marathon des mots d’automne d’ailleurs, où je vais lire un texte de Jean Genet, car Jean Genet a posé pour Giacometti et il a écrit un beau livre sur ses séances de pose. Il parle très bien de l’art de Giacometti.

  • Quels films avez-vous pu voir depuis le début du festival ?

Alors j’en ai déjà vu un. Il ne m’a pas laissé un souvenir ému, et je ne me souviens pas du titre du coup. Je pense que j’en verrai des mieux. Mais j’aime bien le cinéma espagnol, et c’est l’occasion pour moi d’en voir . J’ai moi-même tourné dans deux films de réalisateurs espagnols, en espagnol.

  • Ah vous parlez espagnol ?

Oui, un peu sous la torture. (rires) Mais c’est amusant. Le premier, il avait été fait sur une bande dessinée très connue en Espagne, qui s’appelle Mortadelo y Filemon. Un film a donc été fait, qui s’appelle La gran aventura de Mortadelo y Filemon, dans lequel je joue. Et un 2ème a été fait mais je n’étais pas dedans. Ils en montrent un d’ailleurs, ici, mais sous forme de dessin animé.

  • Une fois le festival terminé, quels seront vos projets ?

Là, je suis un peu tranquille. Je viens de terminer le tournage d’une série américaine, Outlander, qui a eu lieu en écosse, à côté de Glasgow. Les anglais appellent ça un « time traveller », c’est-à-dire que l’héroïne voyage dans le temps. Il y a deux périodes : il y a après la seconde guerre mondiale et puis en allant voir du côté de Stone Age, en touchant les pierres de Stone Age, on se retrouve au 18ème siècle. Mais c’est assez bien écrit, ça utilise une partie de l’histoire de l’écosse. Il y avait un mouvement écossais qui s’appelait les Jacobites et, à l’avènement des Tudors, les écossais se sont révoltés contre l’avènement de cette nouvelle dynastie. Ils se sont soulevés contre la couronne d’Angleterre et se sont alliés avec les français, c’est de là qu’a débuté une forte alliance entre les Français et les Ecossais.

  • Vous avez voyagé dans le temps avec cette série ?

Alors, moi, je suis juste au 18ème. Mais il y a des indices qui peuvent montrer que dans la saison 3, je pourrais bien me retrouver dans un autre siècle (rires).

  • Et vous jouez un français dans la série ?

Oui, oui. Alors tout se tourne à Glasgow, en studio, et moi je joue l’apothicaire en fait. Qui vend des herbes, et des produits un peu douteux. Enfin des herbes, des poisons, etc. Surtout, il y a une liaison qui se noue avec l’héroïne, qui sera peut être développée.

  • On vous désigne souvent comme l’acteur fétiche de Jean Pierre Jeunet. Mais on voit que vous avez fait beaucoup d’autres choses. Quelles ont été vos expériences à part ?

Ah bah, oui, si je tournais qu’avec Jeunet, je ne travaillerais pas beaucoup, il fait un film tous les 4 ans… Je fais beaucoup de théâtre. Je vais en faire à partir de janvier, dans une pièce qui s’est jouée l’année dernière à Paris et qui s’appelle Le système, avec Lorant Deutsch. En même temps, je tournerai une télé, une nouvelle série policière, ça se tourne à Annecy et Lyon. On avait tourné un pilote l’année dernière, qui a plu aux chaines, et là on tourne les deux premiers épisodes. J’ai aussi tourné dans le film de deux gars, je ne les connaissais pas quand ils m’ont appelé, qui se sont fait connaitre sur YouTube sous le nom du Palmashow. Ils terminent le tournage et moi, j’ai terminé il y a deux jours. C’est une belle aventure. Ils sont trois en fait, avec le réalisateur. Ils se connaissent depuis qu’ils sont ados et là ils ont réussi à faire produire leur film qui s’appelle La folle histoire de Max et Léon. »

Mr Dominique Pinon lors de l'interview, le 3 octobre 2015

Mr Dominique Pinon lors de l’interview, le 3 octobre 2015

Merci à Mr Dominique Pinon pour avoir accepté de répondre à nos questions, et à l’organisation Cinespaña pour avoir permis cette interview.

Crédit photos: Gaëtan

Publié le vendredi 09 octobre dans Chroniques, Cinéma

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