[CINELATINO] Bilan d’un festival qui réchauffe l’hiver

Par Camille

Cinélatino, c’est déjà fini ! Le festival du film latino-américain de Toulouse vient ainsi d’achever sa 28ème édition, remplissant sa promesse de salles toujours combles. Petit bilan des films à voir et à revoir.

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Des lauréats éclectiques

13 prix ont été remis au total dans les différentes catégories, différenciant long-métrages, court-métrages et documentaires. Dans la catégorie des long-métrages de fiction, c’est Siembra qui a été récompensé, film à la fois dramatique et sensuel illustrant le quotidien des bidonvilles colombiens. L’excellent El accompagnante, fiction traitant de manière humoristique ce sujet pourtant difficile qu’est le confinement des malades du SIDA dans les années 80, s’est lui vu décerné le prix du public. La ùltima Tierra et Alba se sont également distingués en recevant respectivement le prix découverte de la critique française et le prix de la fédération internationale de la presse. Dans la catégorie des documentaires, ce sont El legado (Chili), Juanicas (Mexique) et Jonas e o circo sem lova (Brésil) qui ont été primés. Enfin, dans la catégorie des court-métrages ont été récompensés Forastero, fiction colombienne, et Polski, vingtaine de minutes durant lesquelles l’on suit les déboires d’un jeune cubain au volant de la voiture que lui a légué son père.

Catégorie des figures d’Amérique Latine : une bonne excuse pour ressortir de bons vieux films

Des figures historiques mondialement connues, l’Amérique latine en a un paquet : le Che Guevara, Fidel Castro, le général Pinochet, … Ah mince, cette liste devient rapidement une énumération de de dictateurs. Heureusement pour nous, Cinélatino passe aussi de nombreux films à propos de révolutionnaires passionnés ou de politiciens désintéressés. Voici ceux que GMT vous conseille :

  • Bolivar Soy Yo

Fiction déjantée basée sur l’histoire du révolutionnaire Simon Bolivar, Bolivar Soy Yo traite de manière humoristique les problématiques d’identité sociale et politique traversées par la Colombie actuelle.

  • Carnets de voyage

Road trip historique durant lequel Ernesto Guevara découvre l’Amérique du Sud. De ses rencontres naitra cet idéal qui fera de lui le Che. Un documentaire réalisé d’après les carnets de route rédigés par le Che lui-même.

  • Eva Perron/ Eva ne dort pas

Deux long-métrages avaient pour sujet cette année l’histoire d’Eva Perón et l’impact qu’elle a eu sur la société argentine. Le premier, Eva Perón, est un documentaire décrivant la progressive accession au pouvoir de cette jeune prostituée de Buenos Aires via son mariage avec le colonel Juan Peron. Le second, Eva ne dort pas, est une fiction détaillant le difficile retour du corps d’Evita, quasi canonisée suite à sa mort en 1957, à la population argentine.

  • Pepe Mujica, el presidente

Célèbre pour avoir été le « président le plus pauvre du monde », Pepe Mujica est l’homme politique le plus aimé des uruguayens. La réalisatrice de ce documentaire, l’allemande Heidi Specogna, l’a ainsi suivi durant un mois avec pour résultat un film optimiste et poignant.

Publié le jeudi 24 mars dans Chroniques

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