Rubycube, une chouette bande de potes

Par Louise

A l’occasion du concert qu’ils ont donné pour GMT ce mercredi, nous avons rencontré les Ruby Cube autour d’une bière pour bavarder musique, projets et inspirations. Rencontre avec l’un des groupes « les plus prometteurs de la scène hexagonale ».

les rubycubes

« Vous revenez sur le devant de la scène après un an d’absence, pouvez-vous nous en dire plus sur ce nouvel EP ? 

Samson : Ce n’est pas véritablement un nouvel EP, c’est plus compliqué que ça. Normalement, en janvier on sort un single avec un titre accompagné d’un clip. Le tournage du clip est prévu pour le début du mois prochain à Paris. À la suite de ce single sortira un EP avec des remix de Boussole (Label toulousain du moment qui a révélé François 1er) puis l’idée serait de sortir un deuxième single au printemps 2016, mais cela reste à définir.

En ce qui concerne ce nouveau clip, est-il encore au stade de projet ou êtes-vous déjà plus avancé ?

Nous commençons le tournage dans 3 semaines exactement. Cette fois-ci nous avons choisi le réalisateur, le décor, les idées… C’était important pour nous d’avoir une main mise sur le clip de l’idée à la réalisation car désormais nous avons le temps et vraiment l’envie. Nous serons sur le tournage qui se passera à Paris sur un concept qui nous tient à cœur. D’autant plus que le label nous laisse beaucoup de liberté, nous avons de la chance car ils n’influent pas sur nos choix et ne font que valider. Ils ne nous mettent pas de pression sur le clip mais nous sommes libres également au niveau du choix de la pochette, des graphismes et des vidéos que nous postons sur Facebook. Pour ce qui est de la chanson, elle n’est pas connue du public, ça sera donc une surprise pour tout le monde. La seule chose que nous pouvons vous dire c’est qu’elle s’appellera « L et C » et qu’elle parlera d’amour. D’amour brut en réalité.

Dernièrement, vous avez fait une grosse communication pour votre concert du 14 novembre au Saint des seins, est-ce que vous en avez été satisfait ?

Samson : Nous ne saurons jamais vraiment si il y avait autant de monde que ce que nous aurions pu avoir avec les événements de la veille, mais pas mal de gens étaient présents, que ce soient nos proches comme des gens qui nous connaissions pas du tout. Nous étions doublement contents car c’était notre premier concert depuis un an et aussi de pouvoir rejouer là-bas. Comme nous sommes tous toulousain, le Saint des seins est un lieu qu’on fréquente et qu’on aime depuis longtemps et c’est donc vraiment un plaisir de pouvoir y jouer. Faire la communication était vraiment un choix car on s’entoure toujours de gens tous très intéressants mais c’est avant tout notre projet et nos idées, nous avions donc l’envie de le faire vraiment nous même que ce soit sur Internet ou de poser les affiches. En plus il s’agissait d’un concert où nous étions les seuls à jouer donc si personne n’avait était présent ça aurait été parce que personne ne voulait voir les Ruby Cube. Heureusement ça n’a pas été le cas… L’initiative a donc marché et pour nous ça a été super à faire, nous pensons que nous allons la réitérer.

Vous avez fait un mix d’un morceau du collectif de la Boussole, est-ce quelque chose qui va connaître une suite ? Un partenariat pourrait être envisagé ?

Joseph : Nous n’avons pas connaissance du format que va avoir le partage avec la Boussole mais nous sommes contents de pouvoir envisager pourquoi pas quelque chose. Nous connaissons d’avant certains des membres, nous allions tout le temps les voir à la Dynamo au début, ça ressemblera plus à un travail entre potes donc ça peut être vraiment bien. D’autant plus qu’ils font de la musique de qualité. 

L’année dernière fut pour la plupart d’entre vous une année de césure à l’étranger ou tout simplement une année sabbatique, est-ce que cela a pu influencer votre musique ? 

Samson : En réalité je suis le seul à être parti à l’étranger, Eliott lui était à Paris. Pour ma part, j’ai assisté à beaucoup de concerts de musiques électroniques à Leeds, qui est une véritable plate-forme en matière d’électro et donc beaucoup de DJs internationaux s’y arrêtent. Après je ne sais pas vraiment si cela m’a influencé. Joseph qu’en penses-tu ?

Joseph (qu’on a perdu devant le match) : Alors là on est sur un score de 8 à 6 pour la France.

Christophe : Je ne sais pas non plus si cela nous as inspiré. Joseph, Arthur et moi, nous sommes restés à Toulouse pendant cette année et nous avons essayé de faire de nouveaux morceaux. Quand on a joué, quand on est monté à Paris, que nous avions fait quelques dates (la dernière était au Be Street Weekend à La Villette), nous jouions une dizaine de morceaux sur scène et c’est quelque part les dix seuls morceaux qu’on n’ait jamais fait. Nous restons un groupe qui a très peu de productivité parce que nous sommes très perfectionnistes et que nous ne ferons pas un morceau si on ne s’y consacre pas à 100 %.

Cette année dite sabbatique nous a permis de nous poser, de faire des maquettes, de la recherche. Aujourd’hui, on a de nombreux titres qui sont enregistrés et « prêts à sortir ». Nous les avons parce que nous nous sommes retrouvés et finalement nous avons presque créé autant de compos en quatre mois que depuis le début de l’histoire du groupe. C’était une année productive pour prendre du recul. C’est sûr que nous aurions préféré ne pas nous arrêter pendant un an, mais comme dans chaque sacrifice il y a toujours du bon à en tirer.

Samson et Joseph (en riant) : C’est trop beau ce que tu dis Christophe…

Désirez-vous vous produire à l’international ? 

Samson : Oui, car nous sommes assez influencés par des groupes anglais, dont la pop britannique avec des groupes comme les Foals, Metronomy, les Klaxons… Je pense même que l’Angleterre est un meilleur créneau que la France en ce moment dans le style de musique que nous faisons. Il y a plus de personne qui écoute encore du rock et de la pop en Angleterre, chose qui est en train de se perdre en France. Mais il y a aussi le Canada ou encore l’Allemagne où le genre perdure, alors qu’en France l’électro et le Hip-Hop prennent énormément de place. L’international nous attire beaucoup mais il est vrai que c’est compliqué de rentrer sur les marchés internationaux. Dans un premier temps, ça serait bien de faire quelque chose en France avant de viser l’international. 

Vous faites partis de ces jeunes groupes provinciaux qui ont été rapidement encensés par la critique. Comment l’avez-vous vécu ? Cela encourage-t-il votre envie de vous consacrer pleinement à la musique ? 

Joseph : Nous ne sommes pas un groupe si jeune que ça, nous sommes un peu un groupe iceberg. Cela fait longtemps que nous sommes ensemble, le groupe s’est construit à une certaine vitesse puisque cela fait maintenant sept ans que nous nous sommes rencontrés et depuis ça clignote, ça vivote… C’est vraiment cette année que nous sommes tous sur la même longueur d’onde, que nous mettons toutes nos disponibilités dans le projet pour essayer de l’amener quelque part.

Christophe : Je pense qu’à la vue des critiques et de tout ce que nous avons pu recevoir des médias, que cela soit, un de nos titres qui passe sur Le Mouv, faire des sessions live, être en très bonne relation avec Colette, tout ce qui nous est arrivé, nous l’avons pris un peu au compte-gouttes. Évidemment, cela nous faisait plaisir mais c’était comme si cela nous tombait dessus, on ne contrôlait pas vraiment et nous nous laissions faire. En parallèle, nous faisions chacun nos études et il est vrai qu’à ce moment-là nous avons raté quelques opportunités, des dates, quelques-unes, par-ci par-là, mais ce sont des détails qui font que nous n’avons pas franchis un certain cap. Lorsque l’on s’arrête pendant un an, on se rend compte que personne ne t’attend vraiment. Le côté positif de cela est que nous avons pu travailler notre image, nos visuels et notre univers et ainsi être mieux organisés. C’est tout bête mais il y a à peine deux ans, lorsque l’on nous demandé « c’est quoi les Ruby Cube ? », nous avions au moins cinq réponses différentes, alors qu’aujourd’hui nous avons pris le temps de nous poser et de réfléchir à tout ça. 

Comptez-vous réitérer l’expérience d’un concert en partenariat avec un « lieu culturel » comme vous l’avez eu fait avec Colette à Paris ?

Samson : Bien-sûr, nous ne sommes pas dans une position où on refuse ce genre de choses, à part si c’est dans un Carrefour (rires). Après Colette ce n’est pas qu’un grand magasin c’est aussi une marque qui promeut de la musique tout en ayant une marque de vêtement. C’était vraiment cool pour nous de faire ça. 

Quels sont vos projets pour 2016 ? Une tournée est-elle prévue ? 

Samson : Tout va se jouer à la sortie du premier single. Nous allons voir comment il sera reçu, comment les gens vont réagir. Il y aura forcément des dates qui vont suivre. On ne peut pas encore les annoncer parce que ça va dépendre de tout cela, mais on espère qu’il y en aura à Toulouse comme à Paris. Mais nous sommes de retour, c’est un retour un peu lent certes mais normalement en janvier on est « back in the game ».

Une dernière question au vol, plus tard les Ruby Cube ça sera à Paris ou à Toulouse ? 

(rire général) Samson : C’est impossible à dire mais pour l’instant ça marche bien ici même si on enregistre tout à Paris, on est content d’être à Toulouse c’est là où on a notre famille et nos habitudes. »

Diane Rigou-Chemin : Photo + interview

Louise Rivet : Interview

Publié le mercredi 02 décembre dans Chroniques

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