La chronique de Brice > 2013 en 10 lettres

Par Brice

2013 fut une année riche. Pas pour les Grec, les Espagnols ou les ouvriers de Florange, mais riche en évènements. Politiques, médias, sport, tous les domaines ont connus leur lot d’informations, apportant, ou pas, une valeur ajoutée à l’actualité. Bonnes et mauvaises nouvelles étaient comme chaque année au rendez-vous. Mais souvenez vous : face à la cruauté de la réalité, et la tiédeur à laquelle les médias nous servent cette sauce, l’important est parfois d’en rire.

B comme Brésil. Oui, nous irons au Brésil en juin prochain. Après une année compliquée, marquée par la virginité en buts de Benzema et les critiques, toute la presse préparait haches et machettes pour trancher les têtes de leurs petits arrogants millionnaires. Mais non, une victoire contre l’Ukraine et c’est le retournement de vestes. Comme quoi, il faut toujours avoir un pantalon de rechange.

C comme Cahuzac. Chaque année amène son nouveau scandale pour la gauche. Un an après le Sofitel, voici Jérôme, accusé d’avoir planqué de l’argent au pays des horloges. Oui, et après ? Tout un pataquès sur une hypocrisie. On s’offusque qu’un ministre ait un compte en Suisse. L’an prochain les Français seront outrés d’apprendre que les footballeurs gagnent plus que le SMIC. Remercions plutôt Jérôme, enfin un homme qui sait mettre un peu d’argent de coté, contrairement à la populace qui courre chez Zara dés qu’elle touche sa prime de noël.

D comme Dégringolade. François Hollande a été élu en mai 2012. Cela paraît loin, très loin. Pas une semaine ne passe sans que son autorité ne soit remise en cause. Sa côte de popularité descend aussi vite qu’une verge après éjaculation. On se demande même à l’INSEE si un sondage peut passer sous les 0%. Quid de la popularité : est-ce une constante que le nouveau président fasse regretter l’ancien ? Sarkozy nous a fait regretter Chirac. Hollande nous fait regretter Sarkozy. Quelqu’un fera t-il regretter Hollande ?

F comme François. Dieu à un nouveau serviteur. Enfin un jeune, puisqu’il n’a que 76 ans. Argentin, a aimé le football dans sa jeunesse. L’église progresse, puisque son prédécesseur avait comme passion dans sa jeunesse l’école Hitlérienne. Après tout chacun ses hobbies. Un nouveau Pape proche du peuple, puisqu’il lave lui même les pieds des prisonniers, souvenir festif de son stage chez Yves Rocher. Souhaitons lui paix et prospérité.

G comme Gay. Après des mois de lutte, de manifestations et de débats télévisuels sodomisateurs de mouches, la loi sur le mariage gay a été adoptée en France. Loi qui a permis à de nombreux artistes de nous montrer qu’ils étaient encore vivants, et à d’autres comme Frigide Barjot de nous consterner de l’être encore. Le 28 octobre, après quatre mois d’amour, fut prononcé à Toulouse le premier divorce gay. Tout ça pour ça.

L comme Leonarda. Un talent incroyable. Qui sera sans doute malheureusement oublié des Césars et des Oscars. Une performance de haut vol dans le film réalisé par François Hollande : « S’il vous plait, moi rentrer France » Un talent artistique sans précédent. Et puis, au bout d’une semaine la magie retombe. L’accent est mauvais, on voit qu’elle porte des faux sourcils. Et puis le discours ne tenait pas debout, une fille de 12 ans qui dit « moi vouloir aller à l’école », c’est autant de crédibilité perdue.

M comme Mandela ou Margaret. Deux grandes figures politiques nous ont quittés en cette année 2013. La dame de fer, à qui Mélenchon a souhaité l’enfer. Et Nelson Mandela, pour qui la presse a retenue son souffle. On ne va pas se mentir, toutes les rédactions avaient leurs unes prêtes et des reportages sous le coude. Une espèce de prostitution d’audimat à peine gênante sur la fin. Pour un Sud-Africain, perdre son président c’est une part de l’histoire qui se tourne. Pour une chaine de télévision c’est une part de marché qui se gagne.

P comme Pain au chocolat. 2013 c’est l’année de la confession politique. Une plaie ouverte, une blessure qui n’a pas cicatrisée, que n’a pas hésité à nous faire partager Jean-François. Oui, lorsqu’il était jeune, on lui a souvent volé son gouter. Vengeur des injustices, il a eu le courage de nous faire partager son émoi, dénonçant ces voleurs qui égorgent nos fils et nos compagnes. Soutenez Jean-François, le candidat de la viennoiserie.

S comme Spanghero. En février, scandale sanitaire. On a retrouvé du cheval dans ce qui devait être de la viande de bœuf. Et alors ? Pauvre petite crise occidentale, on nous a servi la mauvaise viande. A l’heure où un milliard d’humains sur cette terre sont mal ou sous-nourris, estimez vous heureux d’avoir de la viande dans votre assiette, ingrats. Et puis le cheval c’est très bon, surtout en ragout.

W comme Wimbledon. Bravo à Mario Bartoli, vainqueur cet été d’un tournoi du grand chelem. Ses projets pour la suite ? La retraite. Voilà. 28 ans, retraitée. Etre au sommet et savoir que l’on ne pourra pas aller plus haut, à quoi bon continuer à frapper des balles jaunes ? Dommage que les nazis n’aient pas été fan de tennis, peut-être se seraient t-ils arrêtés à la Pologne.

Publié le dimanche 15 décembre dans Chroniques, Culture

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